L’oubli menace tout écrivain car le succès est capricieux en littérature. Il est difficile de le prévoir, même de nos jours, malgré de solides études de marché. En littérature pour la jeunesse, en outre, un canon plus ou moins subjacent se fait toujours percevoir, celui de la pédagogie auquel on associe celui du plaisir plus difficile à cerner et tributaire de nombreux critères. Comment, dans ce cas, prédire la longévité de ce type de livre ?
Dix chercheuses venues d’horizons voire de pays différents ont essayé de répondre à ces questions en interrogeant les critères de réussite d’un ouvrage destiné à la jeunesse qu’ils soient liés à une époque, aux modes, aux moeurs, à une conception de l’éducation ou des loisirs, à la fabrique éditoriale… Elles n’ont pas manqué de se demander parallèlement si tout oubli était forcément immérité ou si, a contrario, certain(e)s écrivain(e)s ne mériteraient aujourd’hui d’être tirés de leur purgatoire.