Enfants sauvages (n°12)

Rien de plus fascinant que ce motif de l'enfant sauvage, un motif à la fois romanesque et philosophique, posant la question du langage ou de la « civilisation des mœurs », et qui est ici abordé au regard de la longue durée et de la diversité géographique. Le passage d'une approche idéaliste à une observation raisonnée, voire « scientifique », incarnée par le cas Victor (de l'Aveyron), loin de clore le débat, multiplie les interrogations et les controverses, pour le plus grand bien de l'imagination dont se nourrissent certes les fictions romanesques ou cinématographiques, mais aussi la pensée politique ou anthropologique.

Sous la direction de Francis Marcoin